Mais au fait, il est passé où le Moyen-Âge ?

 

 

 

 

 

 

 

Depuis des années quand je m’intéresse à l’histoire, je trouve qu’il y a pas mal de trucs qui ne coïncident pas, ce qui me porte à croire que cette histoire est complètement truquée…

Si vous lisez mes articles, vous constaterez par vous-même que cette histoire doit correspondre à celle de la pensée unique et non à la réelle…

Aujourd’hui je ne vais pas faire un article sur se sujet mais plutôt vous partager l’avis d’une autre personne : François de SARRE.

Dans son intro, il est très modéré en ce qui concerne la France, il dit : Dans le domaine francophone – ces travaux sont méconnus, ignorés, sans doute plus à cause de la barrière de la langue que par manque d’intérêt, car, à ma connaissance, aucun de ces écrits n’a été traduit… En réalité, il met des pincettes… Tous ces travaux qui prouvent que l’histoire est un véritable FAKE sont CENSURES !

Les Moutons, doivent rester des moutons, ils ne doivent surtout pas savoir !

Nous le voyons tout simplement avec la seconde guerre mondiale ou en France comme en Belgique est enseigné que l’Allemagne a déclaré la seconde guerre alors que c’est la France avec la Grande-Bretagne qui avaient déclarés la guerre à l’Allemagne !

Et Après cela, ils osent parler de négationnisme… C’est pathétique.

La réalité est que depuis des centaines d’années, l’histoire est complètement réécrite par une oligarchie plus que obscure ; Elle invente même des cultures, des peuples et de fumeux personnages historiques !

Un document à lire et à partager sans modération !

« Où est donc passé le Moyen-Âge ? »

L’invention de l’Ere Chrétienne

Représentons-nous une Histoire de France à laquelle il manquerait au bas mot une dizaine de siècles… « Inconcevable », allez-vous sans doute me dire !

Certes, je l’admets, c’est difficile à se représenter. On savait que le Moyen-Âge, période obscure – pour ne pas dire d’obscurantisme – rimait avec « Sombres Ages » [dark ages, en anglais], mais d’ici à soustraire tous ces siècles de la chronologie officielle, c’est aller un peu fort en besogne…

Et pourtant des chercheurs russes et allemands ont en fait leur cheval de bataille, depuis quelques années déjà ! En France – ou dans le domaine francophone – ces travaux sont méconnus, ignorés, sans doute plus à cause de la barrière de la langue que par manque d’intérêt, car, à ma connaissance, aucun de ces écrits n’a été traduit.

Personnellement, j’avais la chance, non seulement de posséder parfaitement la langue de Goethe, mais aussi de compter au nombre de mes amis quelques-uns de ces « récentistes », comme ils aiment à se nommer. Je ne suis moi-même pas historien, mais ma formation de naturaliste m’avait appris à ouvrir l’oeil – et le bon ! Durant mes études de Zoologie en Allemagne, puis au terme de celles-ci, j’ai travaillé sur la répartition géographique des populations de petits poissons, tout autour de la Méditerranée. Plancher sur des sujets scientifiques confère non seulement la notion d’exactitude, mais permet aussi d’acquérir une méthodologie, l’habitude des références bibliographiques, et celle de vérifier systématiquement toutes ses sources !

C‘est justement lors de l’un de ces stages de biologie marine, à l’Institut Océanographique de Split, en Dalmatie, que je découvris pour la première fois ce qu’était une discordance de l’Histoire. C’est en effet le terme que l’on peut employer quand il y a conflit entre ce que l’on voit, et ce que l’on lit dans les livres d’Histoire…

C‘était l’année 1966, et la Yougoslavie n’était encore guère ouverte aux touristes. Au centre de la ville de Split s’élevait le magnifique palais de l’empereur romain Dioclétien (284-305 après J.-C.). Absolument intact… On avait de la peine à croire que ces façades et vastes demeures dataient de près de 17 siècles ! Mais le plus surprenant était sans doute de constater que les maisons de la Renaissance, construites à l’apogée de Venise, avaient été tout bonnement ajoutées - voire intégrées – aux édifices romains déjà en place, dans un ensemble architectural parfait. Sachant que partout dans le monde, les habitants d’une cité sont plutôt prompts à récupérer de vieilles pierres… pour les utiliser dans leurs propres maisons qu’ils sont en train de construire un peu plus loin, il était difficile de croire qu’une dizaine de siècles (!) séparait les deux niveaux d’habitation. Une explication alternative venait alors spontanément à l’esprit : « Et si ces maisons de l’époque vénitienne avaient, en réalité, été construites juste après l’époque historique de Dioclétien… ». On passerait ainsi sans transition du 4ème au 14ème siècle !

Mais, si c’était le cas, où étaient donc passés le Moyen-Âge et ses dix siècles d’histoire ?

 

INTRODUCTION

Qui a volé le Moyen-Âge ? Peut-on légitimement s’écrier… Mille ans, c’est à la fois beaucoup et pas grand chose, comparé au temps « géologique », comme l’âge estimé de la Terre qui se chiffre en milliards d’années. Si l’on se base sur le critère des générations qui s’enchaînent, dix siècles peuvent paraître relativement courts. Par mon grand-père paternel, né en 1870 – et contemporain de Napoléon III, j’ai pour ainsi dire « un pied dans le 19ème siècle » ; quant à mes petits-enfants, ils connaîtront vraisemblablement le… 22ème siècle !

Eh oui, nous ne sommes qu’à 3 siècles de Louis XIV (mort en 1715), et des fastes de la cour de Versailles… Considéré comme cela, le temps passe très vite… Alors pourquoi, tout au long de l’Histoire, n’aurait-on pas pu rajouté jusqu’à 1000 ans à l’ère Chrétienne… laquelle avec, en gros, 2000 ans écoulés forme l’ossature même de notre Chronologie occidentale ? Près de la moitié du temps  » imparti  » …

Certes, on pourra toujours penser que l’épisode de Split, relaté plus haut, n’est guère significatif. Il y a quand même de quoi frapper les esprits, même les plus sceptiques. Je me souviens d’une émission à la télévision française (France 3, « Des racines et des Ailes« , du 4 août 2004), où l’on voyait le conservateur de Musée de Split, Goran Niksic, chez l’un de ses amis qui avait mis au jour, à l’occasion de travaux dans sa cave, les vestiges de thermes romains… Niksic nous montre aussi un appartement en restauration, face à la mer, qui faisait jadis partie de la loggia impériale. Un autre habitant de Split, Zoran, habite dans une maison construite au Moyen-Âge, adossée contre le temple de Jupiter édifié par Dioclétien. Une partie du temple pénètre à l’intérieur même de la chambre de Zoran, qui découvre ainsi l’Antiquité en se levant chaque matin !

La ville de Split (appelée autrefois Aspalathos, puis Spalato) doit sa notoriété au gigantesque palais de l’empereur romain Dioclétien (245-313). Cette forteresse de 40.000 m2 est l’unique palais de l’Antiquité tardive dont les murs tiennent encore debout. Construit de 295 à 305, il a bénéficié de tout le luxe possible pour l’époque : pierre blanche de l’île de Brac, marbre d’Italie et de Grèce, etc. Quand on circule en voiture le long de la promenade du bord de mer, on passe devant la façade sud du palais. Empruntant la porte maritime, car du temps de Dioclétien, les remparts donnaient directement sur la mer (on y entrait alors en bateau !), on accède à la vaste demeure… De nombreuses salles voûtées sont actuellement occupées par des fleuristes et les marchands de souvenirs. Un escalier monte au péristyle, vaste cour intérieure dominée par les appartements impériaux. On peut s’imaginer Dioclétien apparaissant du haut de sa tribune pour recevoir l’hommage de la foule… L’empereur se fit ériger un mausolée qui sera vite transformé en cathédrale par l’archevêque Jean de Ravenne (daté de 650, mais ce que l’on voit aujourd’hui est bien plus récent). En fait, le Palais impérial est devenu le centre-ville de Split, bien vivant : toute l’enceinte abrite près de 3000 habitants, des boutiques, des commerces et des tavernes. Certains appartements sont « mixtes », une partie des murs datent de l’Antiquité, et l’autre partie de la Renaissance, comme nous l’avons noté plus haut. La grande ville de la région, où d’ailleurs naquit l’empereur, s’appelait Salona (aujourd’hui, Solin), capitale de la province romaine de Dalmatie, à quelques kilomètres de Split, vers l’intérieur des terres. On y trouvait des thermes, un aqueduc et un immense amphithéâtre à trois niveaux, pouvant accueillir 18.000 spectateurs… Actuellement, les vestiges alternent avec des champs cultivés et des jardins potagers, des vignes et des fermes.

Qu’est-il arrivé jadis ?

Faute de débat chez les historiens, il n’y a pas vraiment de controverse au sujet du palais de Dioclétien, sur les sites alentours, et sur le pourquoi de leur abandon ? On aimerait aussi savoir pourquoi les Vénitiens, mille ans plus tard, en sont venus à réoccuper les lieux. Cet intervalle de dix siècles – où il ne s’est rien passé – ne paraît-il pas disproportionné ?

Le palais de l’empereur Dioclétien semble avoir été recouvert sous des mètres de boue, un peu comme ce fut le cas à Pompéi, sauf qu’il s’agissait (nous en reparlerons) des cendres et des laves incandescentes éructées du Vésuve, qui ont détruit toute vie sur leur passage. A Split, la bonne conservation du Palais et de ses dépendances atteste que l’ensevelissement s’est fait « en douceur » (tout est relatif, bien sûr !).

Même si, par la suite, le souvenir des faits s’est perdu chez les habitants de la région, peut-on vraiment imaginer qu’il aura fallu attendre près de 10 siècles, à l’époque médiévale, pour que les Vénitiens reviennent sur l’ancien site habité, pour qu’ils se mettent à déblayer la ville romaine, la repeuplent et y construisent leurs propres maisons juste à côté ?

On peut très bien penser qu’en réalité les deux époques (romaine et vénitienne) se sont rapidement succédées, l’une après l’autre… à quelques dizaines d’années d’écart ! En fait, toute la région a été la proie d’inondations – ou d’une transgression marine. Les Vénitiens sont venus en connaissance de cause, car les descendants des survivants leur avaient indiqué l’endroit où la ville romaine avait été enfouie…

Split n’est pas un cas isolé. Que s’est-il passé ? Dans l’un de ses ouvrages (Fälschungen der Geschichte, Munich, 2001), le chercheur et auteur berlinois Uwe Topper mentionne expressément la possibilité d’un événement catastrophique d’origine cosmique - ou une série d’épisodes cataclysmiques successifs – qui ont ravagé l’Europe. Et Uwe Topper se demande aussi (p. 267) : « Pourquoi le pape Martin V a-t-il ordonné en 1417 la mise en oeuvre de fouilles afin de dégager l’ancienne Rome ? », ou encore « Comment tous ces vestiges et monuments de l’époque classique ont-ils pu se retrouver ensevelis sous des mètres de sédiments et de débris ? ».

Nous verrons que d’autres épisodes catastrophiques, possiblement induits par des perturbations cosmiques, ont frappé de nombreuses contrées, vers la même époque. Il y a eu de grandes inondations, de violentes transgressions marines (méga-tsunamis) à travers l’Europe du Nord, ou de part et d’autre du continent nord-américain, voici 7 à 9 siècles ! L’historien Vine Deloria, de l’Université du Colorado à Boulder, atteste ce dernier point dans son livre « Red Earth White Lies » (Golden, 1997).

Pour en revenir au palais de Dioclétien, le problème posé est désormais de « recaser » dix siècles d’Histoire… en trop ! Car si des événements catastrophiques majeurs sont venus submerger les villes du littoral méditerranéen, anéantissant du même coup les civilisations présentes – grecques et romaines -, cela change toute la donne historique !

De façon abrupte, on peut aller jusqu’à dire que ces mille ans d’Histoire sont « nuls et non advenus » !

Certes, il ne faut pas se montrer trop expéditif, même si l’on part du point de vue – qui est le mien – que la Renaissance n’a pas été la période de redécouverte de l’Antiquité, comme on le dit souvent, mais celle où l’on a… rédigé la plupart des écrits attribués aux auteurs grecs et latins !

Bien sûr, on le comprendra aisément, les modèles du monde antique étaient omniprésents dans l’Italie du quattrocento ou du cinquecento (15ème ou 16ème siècles). Mais c’est parfois très étonnant… frisant même le ridicule. Ainsi à Florence, Laurent de Médicis avait pris pour habitude de célébrer l’anniversaire de Platon tous les ans… Érasme honorait Cicéron, l’auteur latin, un peu comme s’il avait été un saint de l’Église catholique… Et les notables de la péninsule italienne, non contents d’agrémenter leurs jardins de statues gréco-romaines, s’étaient tous mis à étudier avec ferveur les lettres et les arts antiques !

Avait-on voulu  » réinventer  » l’Antiquité ? S’agissait-il plutôt d’une mode ? Ou bien, troisième possibilité : l’époque gréco-romaine était-elle si proche dans le temps – et auréolée d’un tel prestige aux yeux de tous – qu’il était bien naturel d’y faire tout le temps référence ? De la même façon que nous percevons l’époque de Louis XVI, et que nous nous considérons comme les dignes héritiers du Siècle des Lumières !

Les historiens nous disent que Bernard de Clairvaux possédait fort bien le latin, qu’il citait quotidiennement les auteurs antiques  » païens « . La connaissance de la littérature ancienne faisait partie du bagage intellectuel des clercs du Moyen-Âge… en dehors de toute préoccupation religieuse !

Y a-t-il eu imitation, voire carrément une production d’écrits en latin, assignés à des auteurs que l’on voulait faire passer pour antiques ? C’est un peu comme si un dramaturge moderne écrivait une pièce classique en vers, puis essayait de lui faire coller le nom de Corneille ou Racine. Mais à une toute autre échelle.

Qu’on ait couramment écrit au Moyen-Âge dans la langue de Rome peut paraître normal, puisque l’Université parlait latin (en Allemagne, jusqu’au 19ème Siècle). Quant à l’Église catholique romaine, elle a conservé le latin comme langue officielle jusqu’au Concile de Vatican II (années 1960) !

Tout ça n’explique pas vraiment pourquoi des textes auraient été  » déclarés antiques  » à la Renaissance, alors qu’en fait, ils venaient tout juste d’être écrits… Nous allons essayer d’en comprendre la raison dans les prochains chapitres de ce livre.

La faveur dont bénéficiaient les auteurs grecs et latins, jusqu’à la cour des Francs carolingiens, atteste en tout cas combien grande était l’influence des Antiques. Peut-être justement parce que leur époque était… plus rapprochée dans le temps que ce que l’on croit d’habitude !

De fait, le passé gréco-romain n’avait jamais été oblitéré, car une bonne partie des manuscrits authentiques étaient toujours disponibles dans les bibliothèques. Même après une grande catastrophe, et malgré toutes les dégradations. Certains  » sauvés des eaux  » ont pu être  » mal  » recopiés. Et l’on peut déjà imaginer que de nombreux textes (et jusqu’aux noms d’auteurs présumés antiques…) ont été délibérément inventés par les moines-copistes, ou par leurs supérieurs hiérarchiques. En fin de compte, personne ne savait plus trop bien ce qui était l’original, et ce qui était la copie.

Pourquoi ces faux ? Quel était le but final recherché ? Nous allons bientôt le découvrir.

On ne s’étonnera donc pas que la bibliothèque romane du Mont Saint-Michel, aux confins de la Normandie et de la Bretagne, ait conservé des textes de Caton, le Timée de Platon dans sa version latine, des ouvrages de Cicéron, d’Aristote, des extraits de Virgile… La question qu’on peut se poser, même si elle semble de prime abord incongrue, est de savoir si ces textes préservés (ou une partie d’entre eux) n’étaient pas déjà des productions d’auteurs du Moyen-Âge tardif ?

On sait que le Wisigoth Théodulfe se faisait appeler Pindare, du nom d’un poète lyrique grec du 6ème siècle avant Jésus-Christ, tandis qu’un Franc du nom d’Angilbert, s’était attribué le surnom d’Homère ! On le voit, il y avait comme un flou artistique qui régnait sur toute cette époque…

Avec le recul du temps, on s’interroge : « Comment distinguer l’oeuvre littéraire authentique de sa copie ? ». Et une question subsidiaire pourrait être : « L’imitation de l’Antiquité n’allait-elle pas parfois si loin qu’elle en devenait suspecte… ? ». Autrement dit : y a-t-il toujours eu une volonté délibérée de falsification ?

Le lecteur insinuera que mettre en doute certains écrits, certaines chronologies, c’est une chose ; mais que cela ne suffit pas à admettre la suppression totale de plusieurs siècles d’Histoire !

« Voyez non seulement les personnages historiques, mais aussi les édifices en dur qui nous sont parvenus depuis le Moyen-Âge : châteaux, palais, églises… Ne sont-ce pas là suffisamment de preuves concrètes ? ».

« Oui », vous répondrai-je, « ces magnifiques monuments, notamment les églises gothiques ou romanes, restent les témoins d’un certain contexte historique que nous appelons maintenant Moyen-Âge… ». Mais à l’époque, bien sûr, personne n’employait cette expression ! Dans l’introduction de son livre de 1977, l’historienne Régine Pernoud citait l’exemple d’une personne qui demandait : « Quelle est la date du traité qui mit officiellement fin au Moyen-Âge ? » ou « Dans quelle ville se réunirent les plénipotentiaires qui préparèrent ce traité ? ». Finalement, le Moyen-Âge est une invention récente !

L‘historien français Jacques Le Goff abonde également en ce sens (À la recherche Moyen Âge, Audibert, 2002). Ses études l’ont conduit à faire la part des choses entre la vision noire de cette époque, qui nous vient de la Renaissance, et à la vision plus dorée, qui s’est construite après la Révolution, sous l’influence de Chateaubriand et du romantisme.

Actuellement, nos concitoyens connaissent surtout le Moyen-Âge à travers des films comme  » Les Visiteurs  » (excellent, au demeurant !) ou… les jeux vidéo ! Le Moyen-Âge, auréolé de mystères, et de faits d’arme chevaleresques, se prête merveilleusement à la fresque historique, aux récits et aux chroniques (Les Temps Médiévaux).

Mais combien de lecteurs sont-ils prêts à reconsidérer le Moyen-Âge comme une époque intercalaire, certes, mais seulement dans notre vision « à rebours » d’hommes du 21ème siècle ! Elle ne fut pas du tout ressentie comme telle par les gens qui la vécurent… Les seigneurs féodaux, les notables et les clercs se situaient sur l’échelle temporelle après l’Empire romain, et dans sa continuité (tout le monde a entendu parler du Saint Empire Romain Germanique) ! Bien sûr, il y a quand même un certain hiatus chronologique que nous tenterons aussi d’expliquer.

Pour en revenir aux vestiges architecturaux de l’époque médiévale, en Europe occidentale, nous connaissons d’innombrables clochers et chapelles du 12ème et 13ème siècles (et également des siècles précédents). A cette époque-là, en France et dans les pays environnants, les gens circulaient beaucoup entre les lieux de culte, souvent récupérés par le christianisme (pèlerinage de St Jacques de Compostelle, mais aussi Chartres dont on sait que la cathédrale a été bâtie sur d’anciens temples païens). L’affluence était telle à l’époque qu’on a de la peine à l’imaginer aujourd’hui… sinon en allant observer les touristes  » laïcs  » qui viennent par bus entiers visiter… les mêmes sites millénaires ! Bien sûr, nous reparlerons plus loin des palais et églises, et de leur récupération par le christianisme en pleine expansion. Nous poserons aussi la question de la religion qui fut originellement pratiquée dans ces sanctuaires

A notre époque contemporaine, le Moyen-Âge est par ailleurs, nous l’avions souligné en entrée, souvent dénigré : on parle de « mentalité moyenâgeuse », peut-être justement pour occulter, inconsciemment ou non, cette période qui nous apparaît « en porte-à-faux avec l’Histoire ». Pourquoi ces gens ont-ils donc rétrogradé par rapport à l’Antiquité gréco-romaine ? Qu’est-ce qui a durablement perturbé la progression linéaire des civilisations occidentales ?

Ce sont des questions qu’on peut légitimement se poser. Et pourtant, le savoir n’était pas absent des officines, cloîtres et ateliers médiévaux ! Nous verrons plus loin comment répondre à cela de façon tout à fait adéquate.

« D‘accord », me direz-vous, « mais pourquoi vouloir tant réduire ou rétrécir la chronologie historique officiellement adoptée ? ». En ce qui me concerne, ce n’est point par goût inné de la contradiction, mais dans le souci d’une certaine logique

Avant que je ne m’intéresse aux publications, outre-rhin, sur le  » récentisme « , certains faits ou réalisations antiques m’avaient personnellement paru singulièrement proches… de « notre » présent. En Grèce, par exemple. J’ai toujours été surpris de constater à quel point la langue grecque avait si peu changé en deux millénaires et demi… Mettez un Grec contemporain devant un texte de Platon ou d’Homère, il vous le lira sans trop de problème. Certes, on le lui aura plus ou moins appris à l’école. C’est néanmoins véritablement stupéfiant, même si l’on tient aussi compte que l’Église orthodoxe et l’administration civile (jusqu’à ces dernières années) utilisaient une forme de grec, dite katharevousa, pratiquement similaire au grec classique. Faites la même chose en France en présentant un texte de François Villon aux passants dans la rue !

En tout cas, si l’Antiquité hellène n’est qu’à une dizaine de siècles de nous, cela explique joliment pourquoi les Grecs parlent toujours la même langue…

Certains esprits, et non des moindres, se sont déjà penchés sur les erreurs de dates dans l’Histoire. Ainsi Isaac Newton (1643-1727), le physicien bien connu, « père » de la gravitation, s’est occupé pendant quarante ans de chronologie ; et il a prétendu que les dates acceptées à son époque étaient trop anciennes de plusieurs siècles : notamment les événements les plus importants de la Grèce classique devraient être avancés d’au moins 300 ans par rapport à lui (1). Comme le rapportent les  » récentistes  » Uwe Topper, Heribert Illig et Anatoly Fomenko, de nombreux cercles d’érudits se seraient formés spontanément au lendemain de la réforme du calendrier par le pape Grégoire XIII (1582) pour contester la validité de certaines dates historiques… imposées. Mais la trame temporelle « établie » par les chronologistes et Joseph Scaliger (1540-1609) resta en position de force, et les historiens des siècles suivants ne purent plus y changer grand-chose… Les grands noms, comme Jules Michelet en France, se sont servis des mêmes modèles ‘scaligériens’ pour écrire leur Histoire, celle qui est maintenant enseignée dans les écoles !

Nous reviendrons bien sûr sur ces points importants tout au long du livre.

Qui donc aurait dérobé le Moyen-Âge ? Ou plutôt : Qui aurait rajouté tous ces siècles ? Et puis aussi, ce qui est très important : « Quel aurait été le mobile ? ».

Nous pouvons d’ores et déjà insinuer que l’intention voulue a été « forcément » de se vieillir, en se donnant, par là-même, une légitimité renforcée… Quelle institution – ou groupe politico-religieux – a bien pu en être le maître d’oeuvrhttps://www.facebook.com/FraterniteSerpent?directed_target_id=0e ? Nous allons progressivement le découvrir…

Certes, dans les prochains chapitres, il ne sera pas vraiment question de machinations sordides, de complots, de faux grossiers en écriture – ou d’une imposture flagrante qui auraient conduit ipso facto à une trame historique trop longue de plusieurs siècles ! Mais il y a manifestement eu volonté délibérée de la part de Puissants de l’époque… La falsification en règle de l’Histoire aura été « pieusement » voulue, pourrait-on dire…

Cependant on ne peut rien expliquer sans intégrer un autre paramètre, celui d’une intervention de l’extérieur, tout à fait imprévisible, celle-là… ! Une méga-catastrophe naturelle, par exemple.

L‘histoire de l’Humanité n’a jamais été un long fleuve tranquille… En revanche, la créativité humaine est toujours restée égale à elle-même. Un regard rétrospectif sur les deux siècles écoulés (19ème et 20ème) montre à quelle vitesse s’est développée la civilisation occidentale, dès lors qu’il n’y a plus eu d’entraves au progrès de la science, ni au développement technologique ! C’est une question de fond qui m’a personnellement toujours quelque peu tracassé, depuis que je m’intéresse aux sujets de l’histoire ancienne, avant et après la généralisation de l’écriture.

Nous savons maintenant qu’en l’espace de 2-3 siècles seulement l’homme passe du stade de la voiture tirée par des chevaux, à celle tractée par l’énergie électrique… Homo sapiens serait-il devenu subitement si intelligent, qu’il a pu réaliser tout cela en si peu de temps, alors que pendant des millénaires il en était resté très « bêtement » au char à boeufs ?

Autrement dit, qu’est-ce qui est le plus « normal » : végéter pendant des dizaines de siècles au même stade de la technologie, ou bien partir à la conquête de la Lune en quelques décennies ? Si nous n’y sommes pas retournés depuis 1972, ce n’est pas faute d’en avoir les moyens techniques, mais simplement parce que cela n’en valait plus la peine ! Ainsi, la « loi des marchés » a-t-elle toujours implicitement guidé l’humanité dans sa marche vers l’avant. Alors, si aujourd’hui nous faisons l’expérience d’un mode de croissance exponentiel des sociétés humaines, pourquoi cela ne se vérifierait-il pas… depuis que l’homme est homme ? C’est-à-dire (au moins) depuis quelques dizaines de milliers d’années.

Rassurons-nous, ce qui est « biologiquement correct », c’est bien évidemment de passer en 50 ans du stade de l’avion en bois et tissus des frères Wright, au Boeing 707 à réaction. Ce qui est beaucoup moins normal, en revanche, si l’on trace le cours de l’Histoire, c’est de constater que des civilisations anciennes, en Europe ou ailleurs, en sont restées pendant des millénaires au même type de char ou de charrue, ou à utiliser la même poterie… N’en déplaise aux archéologues qui ne s’expriment guère sur cet état de choses.

Or si tel est bien le cas, c’est que forcément il y a une anomalie quelque part !

Ou bien les époques concernées sont beaucoup plus brèves que les estimations actuelles nous incitent à le croire, ou bien ces périodes ont été véritablement entrecoupées de désastres et cataclysmes, qui ont rejeté chaque fois les populations en arrière, dans la misère et la régression technologique. En fait, les deux explications conjointes sont bonnes, sans aucun doute. Dans nos contrées, l’Antiquité gréco-romaine fut la dernière des grandes civilisations, un véritable âge d’or, avant de gros déboires, climatiques et sanitaires…

Et c’est depuis un événement brutal et cataclysmique – après la destruction presque totale des Antiques et de leur culture – que l’essor de l’humanité a péniblement redémarré… voici 700 ans ! Telle est la thèse de ce livre.

Une chronologie alternative peut paraître exagérément courte, car cela nous mettrait au bas mot… à 7 siècles de la fin de l’Empire romain d’Occident. Globalement cela semble néanmoins plausible, car conforme à la vitesse moyenne du développement des civilisations, telle que nous pouvons l’appréhender à partir des quelques constatations théoriques et pratiques que nous venons de faire.

Ce livre n’est pas plus polémique que le « Da Vinci Code » de Dan Brown (2), qui prend ses libertés avec la vie privée du Christ. Un point commun est qu’il dépeint aussi le christianisme des origines comme un « coup monté ». Mais le présent exposé n’est pas un roman, il s’agit d’une critique constructive de la chronologie : je proposerai en fin d’ouvrage un scénario alternatif, ouvert bien évidemment au débat.

Pour bien comprendre tout cela, avant d’aborder les sujets historiques proprement dits, nous allons devoir nous remémorer quelques données pratiques, principalement sur le calendrier : cela fera l’objet du premier chapitre.

Note :

(1) TOPPER, Uwe : « Isaac Newton verkürzt die griechische Geschichte um 300 Jahre » – Efodon Synesis, n° 4, Hohenspeißenberg, 1999.

(2) BROWN, Dan : « Da Vinci Code » – Ed. Lattès, 2004

Lire la suite > Chapitre I : Les bizarreries du calendrier

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