GUI – Viscum Album (loranthacées)

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NOMS COMMUNS :
Blondeau, Bois de la sainte Croix, Bouchon, Vert de pommier, Gillon, Verquet.

 

CONSTITUANTS CHIMIQUES PRINCIPAUX :
Saponosides triterpéniques, peptides (viscotoxines), lectines, lignanes.

 

PARTIES UTILISEES :
La feuille et la tigette.

 

UN PEU D’HISTOIRE :

Plante sacrée pour la plupart des anciennes peuplades de l’Europe, symbole de l’immortalité parce qu’il reste vert et vivant quand les arbres qui le portent semblent morts, le gui a toujours été étroitement mêlé à la magie et à la thérapeutique.

Les druides l’appelaient « plante qui guérit tous les maux » et, à l’issue de la fameuse cérémonie de la cueillette avec la faucille d’or, en distribuaient des rameaux à nos ancêtres qui les portaient suspendus à leur cou comme talisman ou les accrochaient à l’entrée de leurs huttes pour se protéger contre les coups du sort. Chez les Germains, il rendait les guerriers invincibles, redonnait la fécondité aux animaux stériles. Ailleurs, on lui attribuait des pouvoirs magiques qui se retrouvent dans nos coutumes et superstitions : notre baiser du Nouvel An sous le gui porte-bonheur; le rameau de gui fixé au-dessus du seuil de la chambre, en Autriche, pour délivrer le dormeur des cauchemars; le brin de gui, glissé sous l’oreiller la nuit de la Saint-Jean par les jeunes filles galloises qui veulent voir leur futur époux leur apparaître en rêve.

 

 

DESCRIPTION :

Le Gui est un arbrisseau parasite s’implantant sur l’écorce des arbres. Sa tige s’enfonce dans le bois de la branche qui le supporte, formant une sorte de suçoir. Cette tige, de 40 à 80 centimètres, se divise dès la base en de nombreux rameaux articulés, diffus, rudes au toucher qui forment une touffe globuleuse. Les feuilles, opposées, épaisses, charnues, oblongues, vert jaunâtre, sont marquées de nervures parallèles. Les fleurs, vert jaunâtre, sont groupées à l’aisselle des feuilles, elles donnent des fruits ronds, blancs, charnus, qui renferment une ou deux graines.

 

CULTURE ET RÉCOLTE :

Commun dans toute l’Europe, le Gui est parasite d’un grand nombre d’arbres. Contrairement à son appellation classique de Gui de Chêne, il a du mal à se fixer sur le bois de celui-ci, l’assise génératrice de sa nourriture étant très profonde. Sa propagation se fait naturellement, par les baies, qui se collent, ou les oiseaux, qui transportent les graines.
Récoltez en août, septembre, avant la formation des fruits. Séchez-les en couche mince dans des endroits secs et aérés.

 

 

USAGES :

Les feuilles de gui contiennent des polyphènols qui présentent des propriétés hypotensives très intéressantes. Le gui est donc utilisé avec succès dans le traitement de l’hypertension artérielle. Une fois la tension redevenue normale un traitement d’entretien permet d’éviter toute rechute. On a mis en évidence dans le gui des substances, dont les lectines et les viscotoxines, qui ont une action immunostimulante. Diurétique, il est utile contre l’albuminurie, la néphrite, la congestion des voies urinaires, l’artériosclérose, pour accompagner la période de ménopause.

 

INDICATIONS :

- TRAITEMENT DE FOND DE L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE,
- STIMULATION DES DÉFENSES IMMUNITAIRES.

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